Diamètre: 20mm
Inscriptions au dos: 20 G. & Cie Paris
On continue la série des boutons à l'ancre de marine avec celui-ci: il s'agit d'un bouton d'officier des troupes de marine! Tout comme son homologue pour la troupe, il fut porté de 1871 à 1900 par
l'infanterie de marine et de 1900 à 1914 par l'infanterie coloniale. Toutefois, ce modèle devait encore être porté après la Grande guerre, peut-être jusque dans les années 30... Je dois tout de
même signaler que l'entreprise Gourdin et Compagnie (G. & Cie) a existé de 1840 jusqu'en 1900.
C'est le 7 juillet 1900 que les Troupes de marine prennent le nom de Troupes coloniales. Elle reprendront leur ancienne dénomination suite à l'indépendance des colonies. Les militaires qui servent
dans l'infanterie de marine sont souvent surnommés "les marsouins".
A la veille de la Grande Guerre, les troupes coloniales comptent 102 bataillons et 39 batteries. Pendant la Première Guerre mondiale, les troupes coloniales jouèrent un rôle important. Elles sont
jetées dans les terrible combats de l'été 1914 et s'y distingue par leur bravoure! Lors de la mobilisation générale, la France fait appel massivement aux colonies. Jamais ces dernières n'avaient
fournies autant de soldats et les effectifs de l'armées coloniales s'élèvent à environ 1 million d'hommes! Ces hommes viennent d'Afrique noire, d'Afrique du Nord, de Madagascar, de Chine,
d'Indochine, des Antilles et de Guyanne. Les soldats coloniaux combattront sur la Marne, la Somme, à Verdun et sur le Chemin des Dames. Le commandement français leur acordera toujours une grande
confiance. d'autre part, ces troupes deviendront très populaires à cause de leur implication au service de la France et de leur "exotisme".
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Armées navale et coloniale
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Diamètre: 23mm
Inscriptions au dos: 23 A . M & Cie M Paris
Très joli bouton de la Garde républicaine que voilà! Celui-ci a été adopté en 1900. Je ne sais pas vraiment jusqu'à quelle époque il fut utilisé mais selon ses marquages, il n'a pu être fabriqué
qu'avant les années soixantes...
C'est le 4 octobre 1802 que nait la garde municipale de Paris. Elle prendra le nom de Garde républicaine le 10 septembre 1870.
Lors de la Première guerre mondiale, la Garde républicaine participe à la défense de Paris mais un grand nombre d'officiers et de gardes souhaitent rejoindrent le front. En tout, la Garde envoie
aux armées 76 officiers et 1050 hommes. Parmis ceux-ci beaucoup seront blessés et 222 hommes tomberont au champ d'honneur... Son courage lui vaut 2 croix d'officier de la Légion d'honneur, 44 croix
de chevalier, 20 médailles militaires et 550 citations.
Durant la guerre, en plus de son service, elle assurera également les fonctions de police militaire en recherchant les déserteurs ou les militaires en absence illégales. Depuis 1914, elle a
également récupéré les missions d'escorte présidentielles à cheval qui étaient jusqu'alors dévolues au cuirassiers.
Aujourd'hui, la Garde républicaine assure des missions de sécurité et d'honneur au profit des institutions de la République et des hautes autorités de l'Etat. Elle peut également participer au
maintien de l'ordre à Paris.
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Garde de Paris
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Diamètre: 20mm
Inscriptions au dos: T . W & W Paris
Voici le petit dernier de ma collection: un bouton des postes et télégraphes qui était porté par les facteur au tout début du XXème siècle! Au XVIIIème siècle seule quelques grandes villes
disposaient d'une poste et de facteurs. Il faut attendre la grande réforme postale de 1829 pour que les petits villages français reçoivent la visite du facteur. Ces derniers, qui sont près de 23
000 en 1910, sont rémunérés au kilomètre! La bicyclette sera utilisée à la fin du XIXème siècle et l'automobile fera son apparition dans les années cinquante. Le premier timbre poste sera émis en
1849 et la première carte postale verra le jour en 1870. Peu à peu, le service prend de l'ampleur avec l'apparition du train ou de l'avion par exemple. Une petite anecdote: le logotype "oiseau
bleu" que nous connaissons tous nait en 1962.
Ce modeste bouton a accompagné un facteur lors de ces tournées quotidiennes! Joli souvenir...
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Postes
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Diamètre: 23mm
Inscriptions au dos (abimées): 23 M . U & Cie M Paris
Très joli bouton que voici! Trouvé dans une vieille boite à couture, j'ai beaucoup de mal à le dater! Il semblerait que ce type de bouton a été utilisé pendant la seconde guerre mondiale par, vous
l'aurez deviné, la marine militaire française! Toutefois ce modèle de bouton devait probablement exister avant la déclaration de guerre et a surement persisté après 1945... Je l'ai donc daté "vers
1940", je trouve cela assez réaliste!
Un peu d'histoire:
Le 1er juillet 1939, la marine nationale disposait de l'une des plus belle flotte de son histoire avec 268 navires de guerre d'un tonnage global de 554 422 tonnes. Les navires étaient relativement
modernes avec deux modestes porte-avions.
La marine nationale sort quasi-intacte de la campagne de 1940 et certains navires parviennent à rejoindre les Forces navales françaises libres. Ils auront d'abord pour mission d'escorter des
convois Alliés et combatteront plus tard au coté des Américains comme, par exemple, lors du débarquement en Normandie!
Mais revenons aux navires restés en France et plus précisément à Toulon! Selon l'armistice, Toulon devait demeuré un camp retranché tenu par les troupes françaises. Toutefois, le 27 novembre 1942,
les Allemands ont pour ordre de s'emparer de la flotte française dans le cadre de l'opération "Lilas". Très tôt le matin, les Allemands pénètrent dans le port mais déjà les équipes de sabotage
effectuent leur travail et de nombreuses explosions secouent les navires du port. Au soir du 27 novembre, 90% de la flotte est sabordé! Tous les grands bâtiments de combat, ces géants des mers,
sont coulés et irrécupérables. Ceux qui seront renfloués ne sont plus que des amas de ferraille... Ceux qui n'ont pas encore sombrer bruleront pendant plusieurs jours.
En acceptant ce sacrifice, la Marine a respectée son serment de 1940: ne jamais livrer la Flotte à des mains étrangères!
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Armées navale et coloniale
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Diamètre : 20mm
Inscription au dos: 20 A.M & Cie M Paris
Et voilà encore un très joli bouton qui n'est pas forcément très facile à trouver. Chacun a bien sur reconnu un bouton de la SNCF. Celui-ci doit dater dater des années 50. Elle en a fait du chemin
cette Société Nationale des Chemin de fer Français depuis sa création!
Je vais donc en profiter pour faire un bref rappel historique des début de la SNCF. Au tout début de l'histoire du chemin de fer français, il y avait des dizaines de petites compagnies qui
fusionnèrent entre elles pour donner:
-la compagnie du Nord le 19 août 1845
-la compagnie du P.O. en mars 1852 (P.O. = Paris-Orléans)
-la compagnie l'Est le 21 janvier 1854
-la compagnie de l'Ouest le 13 juin 1855
-la compagnie du PLM en 1857 (PLM = Paris-Lyon-Méditerranée)
-la compagnie du Midi le 1er Août 1857
Le P.O. et la compagnie du Midi fusionnèrent en P.O. Midi le 21 février 1934.
La SNCF fut créée à partir de ces compagnies le 31 août 1937.
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Transports
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Diamètre : 21mm
Inscription au dos : G. & Cie Paris 21
Encore un bouton très commun à dénicher. Il s'agit d'un bouton d'officier de l'infanterie, vraisemblablement utilisé de 1893 à 1914. Toutefois il faut préciser que ce type de bouton fut aussi
utiliser par la cavalerie (les dragons par exemple...) de 1871 jusqu'en 1883. De plus, ils existe de très nombreuses variantes et modèles dont les dates peuvent varier. Comme je n'ai que le
bouton, il est impossible d'en savoir plus...
En 1914, l'arme principale de nombreuses armée reste le fusil et la baïonnette qui sont cesse améliorés. On voit toutefois apparaitre la mitrailleuse qui modifia les méthodes de combat. Les charges
à la baïonnette devaient se heurter aux mitrailleuses et se transformaient en massacre... Avant la mobilisation, l'armée française et l'armée allemande comptait environ 880 000 hommes
chacune. Après la mobilisation, l'armée française compte 3 580 000 hommes contre 3 750 000 du côté allemand! Du jour au lendemain des ouvriers, des paysans, des mineurs doivent revêtir le
pantalon rouge garance et partir pour le front. C'est peut-être sur l'uniforme de l'un de ces hommes que ce bouton était cousu...
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Infanterie de ligne
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Diamètre : 20mm
Inscriptions au dos: G J & F Paris
Et voici un sympathique bouton plutôt commun à trouver! Il en reste certainement un bon nombre dans les vieilles boites à couture! Il s'agit du
bouton des cannoniers, ouvriers et artificiers de l'artillerie française utilisé du 11 avril 1873 jusqu'en 1914.
Tout le monde connait l'importance de l'artillerie lors de la première guerre mondiale! Les pauvres fantassins étaient écrasés sous des projectiles de tout calibres. Les canons rivalisaient en
taille et en précision! A la déclaration de guerre en 1914 l'artillerie de campagne française est supérieure à toutes les autres en terme de précision et de manoeuvre de feux, mais elle compte
trop sur le mythique canon de 75 qui est censé être l'arme de la revanche de 1870... L'armée française pense que l'artillerie appuie les attaques d'infanterie mais ne les prépare pas. L'armée
allemande a une tout autre idée sur la question! Elle se dote de canon de 77, d'obusiers lourds de 105, de 150, de 210 et de quelques pièces de 305 et 420.
En août 1914, la France compte environ 4200 canon de 75 et 308 pièces d'artillerie lourde qui devront faire face à 5200 canons de 77 et 600 canon lourds allemands! En 1918 l'armée française
disposera de 10 100 pièces d'artillerie dont 7700 pièces lourdes... En 51 mois de guerre, l'artillerie française tirera 250 millions de coups de 75 en produisant environ 6000 obus par jour!
Alors qui peut dire ce que ce bouton a bien put endurer...
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Artillerie
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Merci à Francky 41 pour la photo!
Et voici maintenant un disque d'arme et de service. C'est celui du quartermaster corps! Ce nom dérive du français "quartier maître". Ce corps a été créé en 1775 durant la guerre révolutionnaire
américaine. La roue est celle des chariots des pionniers américains et les 13 étoiles symbolisent les premières colonies des pionniers. Le sabre représente la force militaire et la clé
représente les "storekeeper" (ceux qui gardent les magasins).
En résumé, le rôle du quartermaster est de livrer et de s'occuper de l'équipement.
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Disques de col américains
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Merci à Mick 54 pour la photo!
Encore un collar de l'armée de conscription américaine! Petite différence avec le premier modèle: les lettres NA se trouvent dans un petit cartouche rectangulaire. Il s'agit du second modèle de
disque de l'USNA qui fut porté à partir de décembre 1917. Peut-être que le premier modèle n'était pas assez lisible?
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Disques de col américains
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Merci à Mick 54 pour la photo!
Voici maintenant un autre disque de nationalité: celui de l'armée de conscription! Après l'entrée en guerre des Etats-Unis, l'effectif de l'armée américaine devint rapidement insuffisant et la
conscription fut mise en place. Pour ceux qui ne le sauraient pas, la conscription est la réquisition, par un État, d'une partie de sa population afin que celle-ci soit incorporée dans des forces
armées. Les soldats américains issus de la conscription porteront des disques avec les lettres USNA pour United States National Army. Les régiments de l'armée de conscription seront numérotés
de 300 à 399. Ce disque est le premier modèle, il sera porté à partir d'août 1917.
Par Le fouilleur du 70
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Publié dans : Disques de col américains
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